jeudi 20 juillet 2006

The Tangent Universe collapsed October 31st 1988


Pourquoi Donnie Darko est un des meilleurs films de ce début de siècle (un exposé objectif) :

- Parce que le film parle de voyage dans le temps, et ça c'est bien.
- Parce que l'histoire se passe dans les années 80, et ça c'est bien.
- Parce que le héros est insomniaque, et ça c'est bien.
- Parce qu'on a droit à un long plan-séquence dans l'école, où l'on montre la plupart des personnages importants, le tout sur fond de musique de The Cure. Et ça c'est bien.
- Parce que la bande son est consitué de groupes pop et new wave des années 80 (Tears for Fears, The Cure..), et ça c'est bien.
- Parce que ce film est l'exemple même sur lequel devraient s'appuyer tous les films sur l'adolescence et qu'il représente le passage à l'âge adulte de la meilleure manière qui soit. Et ça c'est bien.
- Parce que le héros est fan de la série des Retour vers le Futur. Et ça c'est bien.
- Parce que ce film a révélé Jake Gyllenhaal et qu'il y est mieux qu'excellent, il est puissamment charismatique. Et ça c'est bien.
- Parce que Patrick Swayze y joue un prêtre new-age vieux beau. Et ça c'est fabuleux.
- Parce que ce film s'inspire grandement de l'univers de Lewis Carroll, et ça c'est bien.
- Parce que ce film se renouvelle à chaque vision et possède une richesse thématique plus que conséquente. Et ça c'est bien.
- Parce que ce film est aussi aérien et nostalgique que Virgin Suicides. Et ça ça va donner envie à Paillou, et ça c'est bien.
- Parce que la scène finale est plus qu'émouvante. Et ça c'est bien
- Parce que Frank, le lapin ami imaginaire du héros est super flippant. Et ça c'est bien.
- Parce que le script est à la fois complexe et évident. Et ça c'est bien.
- Parce que c'est aussi une très bonne analyse de la société américaine reaganienne. Et ça c'est chouette.
- Parce que mine de rien, le film est appuyé sur une thèse scientifique très cohérente et assez réaliste (les vortex, les trous de ver, vive la physique quantique). Et ça c'est bien.
- Parce que Jake Gyllenhaal a un charisme affolant dans ce film. Et ça je l'ai déjà dit.

mercredi 12 juillet 2006

Dead Eyes, are you just like Me ?


(Petit aparté : L'alcool ça fait mal au foie et après on dit des trucs qu'on veut pas dire. Donc l'alcool : à consommer avec modération, à la fois pour sa santé et pour sa réputation. Voila fin du petit aparté "bonne conscience")

Il est 02h30, une petite brise entre par ma fenêtre, "By Starlight" des Smashing passe en boucle et je m'ennuie fortement. Je n'envisage pas encore d'aller me coucher, je hais dormir en fait. Quand j'ai réalisé (environ vers mes 7 ans) qu'on passait un tiers de sa vie au lit, ça m'a profondément traumatisé. Du coup toutes les vacances c'est la même chose, je me couche super tard voire pas du tout. Ajoutez à cela un ennui quasiment permanent, et vous comprendrez à quel point le temps ralentit quand je suis en vacances, sans compter que ce coup-ci le fait de retrouver ma Meringue dans 20 longs jours (et 10h) ne va pas arranger les choses. Mes journées sont partagées entre les DVD, le Net, les CD et Dragon Quest. C'en devient presque désespérant, d'autant plus que je risque pas de beaucoup plus sortir pendant la deuxième moitié de juillet, puisque Pailou, mon principal compagnon de sortie, s'échappe en Italie. Chamallow et Meringue sont parties en vacances, il reste tout de même heureusement Sushi, avec qui on a commencé à "bosser" sur un ersatz de début de commencement de scénario (*fier* *fier*). Je me suis quand même enfin mis à la guitare, mais bon pour l'instant on peut pas vraiment dire que je me débrouille bien, c'est tout juste si j'arrive à enchaîner 3 notes...
Cet article devient chiant.... Ca fait environ 10 minutes que j'oscille entre l'envie de fermer la fenêtre et l'envie de faire une pause prolongée sur les forums de Mad Movies. Je sais même pas où je veux en venir, je sais même pas pourquoi j'écris. Au départ c'était pour moins m'emmerder mais bon, là je bloque méchamment. Il est 5h et je bloque depuis deux heures.... On reprendra ça demain, ça m'énerve de jeter un article comme ça.

Voilà nous sommes le 13 juillet, veille de la fête nationale de notre si beau pays, et je reprends en main cet article après une soirée passée à reprendre en main une ancienne partie de Metal Gear Solid 3 sur PS2. Donc où en étais-je ? (*petite relecture de l'article*). Ouhlà que c'est foutraque...Donc oui je m'emmerde profondément, comme toujours pendant les vacances. Mais là ça devient alarmant, par exemple sur mes 24 contacts MSN à 14h, un seul était en ligne. Ca sent fortement les vacances et/ou le travail saisonnier pour payer la voiture ça... J'ai toujours pensé que, passé le concours de Sciences Po, mon stress disparaitrait (mon Dieu j'allais écrire "disparaisserait" o_o il se fait vraiment tard là). Alors oui mon stress a disparu (encore heureux !) mais du coup j'ai comme une sensation de vide et d'ennui que j'essaie tant bien que mal de compenser avec la guitare et les DVD. Mais bon là je sature pour de bon, je suis dans un état proche de la légumisation.

Il faut que je sorte
Il faut que je sorte
Il faut que je sorte
Il faut que je sorte
Il faut que je sorte

J'ai l'impression que des racines sont en train de pousser au pied de ma chaise. J'ai l'impression de pourrir dans cette ville. Sérieusement. L'après midi, on fait les 4 boutiques qui se battent en duel ou on va au ciné, la plage est hors concours, si vous fantasmez sur le bord de mer, venez habiter 2 mois à Fréjus, vous comprendrez votre douleur. Et puis la plage si c'est pour rester le cul collé sur du sable à attendre que votre peau commence à prendre une douce couleur écrevisse, je laisse ça aux cons de touristes qui viennent engraisser la ville. Et puis le soir, c'est ciné, ballade sur le bord de mer ou boire un coup dans LE SEUL bar de la ville un tant soit peu fréquentable. J'ai beaucoup flippé sur la perte de mes habitudes, de ma ville ; mais là sérieusement jen ai plus rien à foutre. Tout ce que je veux c'est aller faire ma vie à Nice (pour l'instant), rencontrer de nouvelles têtes, aller (me bourrer la gueule) dans les bars de Nice avec Paillou de préférence, aller à des concerts BIEN (et pas seulement Garou ou Florent Pagny l'été), aller m'enchainer les séances ciné dans des cinéma proposant un choix LARGE (pas la Sainte Trinité Camping/Da Vinci Code/X-Men 3).

Je rêve d'un appartement calme, à Paris, à deux pas de mes potes, où je pourrais tranquillement bosser sur des scénarios ou des films. Ciel, je divague il est déjà 3h30 du matin... Je crois que je vais aller rêver tranquillement dans mon sommeil au lieu de le faire ici, ça serait plus propre, moins prétentieux et j'en mettrais pas partout la moquette...

samedi 8 juillet 2006

Article misanthrope et aigri


J'aime énormément le cinéma. On peut même dire que je suis plus cinévore que cinéphile, et je sais que je gonfle souvent pas mal de gens avec. Mais personnellement, s'il y a un truc qui m'énerve, entre autres, c'est que l'on parle de cinéma sans rien y connaitre, ou en connaissant juste les 3 films sur-vendus à la téloche. En fait il y a beaucoup de choses qui m'énervent en rapport avec ma passion :

- Quand des potes viennent de voir un film typiquement djeunz (genre Underworld, ou Ultraviolet pour être plus récent). Et encore pire, quand j'ose dire que je le sens pas trop ce film, quand on me dit que je suis trop difficile.
- Quand des mecs vont voir Camping au lieu d'aller voir Tideland
- Qu'on me raconte la fin d'un film (je serai prêt à tuer la personne qui me l'a balancée)
- Quand une bande de jeunes a élu domicile derrière moi au cinéma et passent leur temps à faire les cons, se balancer des pop-corn et faire les gros beaufs. (Exemple type : Silent Hill, dès que j'ai vu l'écriteau "10min en VO à cause d'un problème de bobine" bien en évidence sur l'entrée du ciné, je me suis dit qu'il y aurait sûrement un con ou deux pour râler comme des boeufs. J'avais raison.)
- Quand ces mêmes jeunes ont dit "Ouais trop à chier ce film, j'ai rien compris". Va voir Bad Boys et nous casse pas les couilles alors mon pote.
- Quand on parle d'un film genre The Aviator et un boulet arrive : "Ah ouais le film avec Gwen Stefani", alors que celle-ci n'apparait que 2 minutes dans le film pour 3 lignes de dialogue.
- Les fans absolus de Tim Burton (qui n'ont jamais vu son premier court métrage) qui me sautent à la gorge dès que je dis que Big Fish est un film très moyen.
- Les gens qui adorent des films jusque parce qu'ils les ont fait pleurer (genre Collision... Ca etBig Fish, je sens qu'il y en a une qui va se sentir visée...)
- Les gens qui n'ont pas aimé un film parce qu'ils n'ont pas compris l'histoire (genre Eternal Sunshine)
- Les gens qui se disent "Ouais non on va pas aller voir Cars, c'est pour les gosses"
- Les mecs qui se disent "Ouais on va pas aller voir Brokeback Mountain c'est un film de tââââpettes !"
- Les gens (genre Paillou) qui seraient prêts à aller voir le pire des films (genre The Island) juste parce qu'il ya leur acteur ou actrice préférés. (genre Scarlett Johansson)
- Les films longs, creux, lourds, chiants, puants qui ont leur horde de fans qui te demandent avec effroi, une lueur de terreur dans leur voix : "Qu....quoi ? T'as pas aimé Pearl Harbour ? O_o"
- Les djeunz métalleux qui vont voir un film juste pour la BO (genre Blair Witch 2, une purge ultime mais avec une "bonne" Bande Originale)
- Quand je vois des avis sur mes films préférés sur des skyblog. Exemple qui me procure encore des frissons rien que d'y penser : "American Beauty, tro tro stylé se film lol !". J'ai failli me tirer une balle ce jour là.
- Les "skyblogs de cinéma" où les articles sont composés de l'affiche, du nom des acteurs principaux et de deux lignes de critique. On va pas commencer à attaquer les films cités (Dardevil, Pearl Harbor, Armageddon), ça serait trop facile.
- Les magazines de cinéma "classiques" genre Première ou Studio qui sortent à chaque critique d'un film d'horreur ou fantastique : "Les amateurs du genre apprécieront". Je trouve cette remarque un rien puante et condescendante, comme si on disait "C'est nul mais ça plaira à certains abrutis".
- Laurent Veil. Ce mec m'était plutôt sympathique, mais là sa manie (que ce soit de sa propre volonté ou de celle des producteurs) de citer le nombre d'entrées pour chaque film c'est assez vite chiant et réducteur.
- Les gens qui se disent "Un film japonais/coréen/arabe/scandinave ? Non merci". En quoi la nationalité d'un film influerait sur sa qualité ?
- Les gens qui adorent les films adaptés de livres, mais qui ont le flemme de les lire ensuite.
- Les gens qui dévisagent les mecs qui trainent dans les rayons horreur ou cinéma asiatique/anime d'un air dédaigneux ou effrayé à la Fnac (c'est du vécu).

Fiiuuu ça fait du bien (effet post-émission beaufienne de référence, Cauet détourne la TV)