vendredi 15 décembre 2006

Rock'n'Roll is Dead, we are the ZOMBIES !



Punish Yourself ça baboule, c'est même un de mes groupes préférés, et c'est français mon bon monsieur ! Mais Punish Yourself (oui j'ai décidé de mettre leur nom en fluo à chaque fois) c'est quoi donc ? Un groupe de jeunes toulousains qui ont décidé un jour de faire de la musique totalement bourrine et foutraque à grands coups d'électronique qui tache et de peinturlurages phosphorescents. Le groupe est composé (en vrac) de : Vx69 (chant), MissZ (guitare, chant, percu), P.RLOX (guitare), X.av (batterie) et Klodia (danse et pyrotechnie). J'ai connu ce groupe y'a grosso merdo un an alors que j'étais dans une période d'expansion musicale (genre j'écoutais le Klub des Loosers en boucle couplé avec les Murderdolls et Arcade Fire) et j'ai de suite adhéré à leur bourrinage organisé et couplé à des samples de films que je surkiff' (genre les films de zombies). J'ai même tellement adhéré que j'ai acheté (enfin je me suis fait offrir) un de leurs albums 4 mois après (Sexxplosive Locomotive) et leur dernier album il y a 6-7 mois (Gore Baby Gore !). Musicalement c'est très bizarre quand on est pas habitué. On peut dire que c'est un mélange de techno ultra-agressive mixé avec des gros riff de guitare, tout donc pour provoquer une soudaine envie de slammer comme un malade.


On commence par leur avant-dernier album (officiel), qui est de loin le préféré des fans. Des deux que je possède, c'est celui que j'aime le moins, ou en tout cas celui que j'écoute moins. Je l'avais découvert avec Rock'n'Roll Machine et Gimme Cocaine ou le über-connu Gay Boys in Bondage.
C'est d'ailleurs avec ce dernier que le disque commence. C'est la chanson idéale pour se décrapatouiller le matin au réveil, meilleur que le café, meilleur que le sexe, cette zik c'est de l'ecstasy concentrée dans 4 minutes tout pile de musique pure et bourrine avec un refrain hurlé qui est devenu l'un des nombreux slogans de Punish Yourself.
Primitive est la chanson érotique pure. A son écoute vous sentirez comme des palpitations dans votre bas-ventre, vous aurez envie de sauter (au cou) du premier venu, ou de votre petit(e) ami(e) si vous en avez un(e). Vraiment hein !
Rock'n'Roll Machine est un titre beaucoup plus rock que les autres morceaux, ce qui est foutrement intéressant mais il ne me touche pas spécialement, toujours bon pour se réveiller quand on commence les cours à 8h et qu'on doit se lever à 6h. Holy Trinh Thi, outre le fait qu'il m'ait servi de pseudo pendant un bon mois sur MSN, est une dédicace pour Coralie Trinh Thi, dessinatrice hardcore ayant bossé sur la BD "Deep inside Punish Yourself". Le refrain est très bon et reste facilement en tête pendant toute la journée. J'adore le passage de 02'37 à 02'47.
Eastern Western n'est pas super intéressant, c'est juste un sample de quelques messages de journaux télévisés de CNN avec des déclarations d'hommes politiques américains. Il sert simplement de transition pour annoncer le morceau d'après qui, par contre est une vraie tuerie : CNN War. Rien que l'intro tranche avec le reste de l'album, et le riff qui suit tout le morceau est excellentissime et créateur de nombreux slams et pogos. Et puis le refrain scandé est ultra-défoulant avec le "USA" répété par une foule en transe. Le genre de truc qui me reste dans la tête pendant toute la journée.
Avec See You Later Alligator, on revient à un morceau très techno assez sympatoche mais trop "classique" pour moi. Le "she's evil !" en arrière plan et le passage de 03'06 à 03'33 me plaisent quand même bien. Ahhh le Gimme Cocaine ! Rien que pour le sample d'intro quasiment tiré d'un film porno des seventies c'est culte : " Cette coco est formidable ! Hoho p'tite garce tu vas tout renverser ! - Faut faire attention à la came, ce truc là ça vaut dans les dix mille barils... Jamais plus je n'toucherais à la schnouf' !". A part ça c'est de la techno bourrine, ça me plait donc de temps en temps. Le passage de 01'41 à 02'02 très indus rend quand même le morceau trippant.
U.S.D. (We Are Ready) n'est pas le morceau que j'ai le plus écouté, mais c'est en tout cas l'un des plus bizarres. La voix du début ressemble un peu à du Placebo, à noter de nouveaux samples de discours américains. Un autre morceau que je zappe souvent, même si le"We are ready" répété à la fin est sympatoche. Shadowsteelplastic m'hypnotise de plus en plus, son intro est excellente avec ce son qui semble aller en spirales, le riff est classique mais très bon et s'accorde très bien avec le reste du morceau. L'un des morceaux les plus lents de l'album, et donc potentiellement l'un des plus efficaces en tant que "bande sonore à passer lors de câlins avec sa moitié". L'un des meilleurs titres de l'album AMHA (code madnaute).
They don't want You est très efficace dans le genre "beat répétitif calé en boucle et texte hurlé", genre que j'apprécie de temps en temps (comme pour quelques autres morceaux du disque). T4 Song clôt le disque de bonne façon puisqu'il représente le style Punish Yourself : "samples de films/refrain hurlé en boucle/beat en "battement"/bon riff".


Top 5 du disque :
- CNN War
- Primitive
- Shadowsteelplastic
- Gay Boys in Bondage
- Gimme Cocaine



Bon, évidemment, des deux albums que j'ai, celui là est mon préféré. C'est donc le dernier album du groupe (le plus récent quoi), sorti en mai dernier. On note de nombreux changements dans la musique de PY, notamment par l'apport de sons jazzy, de plus de guitare, "l'abandon" de l'électronique et des morceaux plus posés.
XX-Judgement fait partie des trois intermèdes du disque, première nouveauté de l'album. Une intro toute simple qui introduit le premier "vrai" titre de l'album. Come on come on est un titre ultra basique qui m'en tape une sans toucher l'autre, avec des paroles contre la religion assez sympatiques dans l'absolu.
Premier titre que j'aie pu écouter, DeadWhite Skin est une bombe. Le groupe a invité sur ce titre l'hurleuse du groupe Eths, Candice, les collaborations étant également plus présentes sur ce disque. Le refrain est une tuerie à lui tout seul, avec Candice qui hurle tandis que la guitare s'envole en arrière-plan. Un des meilleurs morceaux de l'album. Mothra Lady est pas super intéressant, je le zappe assez rapidement, tout comme Dexedrine Ritual.
XVI (The Tower) est déjà plus intéressant que l'intro, avec sa guitare qui prend de plus en plus de place dans les enceintes et son sample "Sometimes, you are really a bitch, you know ? - Hey what's the matter honey ? 'Cut up your tongue ?" Sister Apocalypse est très sympatoche, avec son intro à la basse et au saxophone. Le refrain est aussi assez bien foutu et reste en tête, mais le morceau suivant est vraiment über-puissant.
Worms est juste la meilleure chanson de l'album, et de loin. L'intro de ce long morceau (5'27) est très calme et silencieuse, puis dérive en reprenant un sample d'Ennio Morricone, puis un sample de film "I never try anything, I just do it". Arrivent après ces samples la montée en puissance des percussions, puis les choeurs qui se mettent en route, répondant aux synthés, et ce moment est vraiment trippant, c'est comme faire l'amour sous LSD c'est planant à un point inimaginable. Vient ensuite le chanteur gémissant des paroles à propos d'un cadavre pourissant depuis un mois, toute la partie chant du morceau m'emmerde un peu, mais le solo de guitare m'achève pour de bon pas sa simplicité et sa puissance. Un putain de morceau.
Troisième et dernier intermède de l'album, VIII (Strength) est simplement constitué d'une nappe de synthé, d'un son de pompe industrielle et d'un autre sample ("I've never fired a Gun"). Pas trop mal. Gun est un morceau dans la droite lignée des précédents albums avec une musique très techno et industrielle et des paroles répétitives et scandées, ce qui en fait un moceau impeccable pour péter le feu à 2h du mat. Le refrain est bien punchy comme il faut.
Las Vegas' Zogo débute comme un film d'horreur avec un rythme très "vieux films de zombies des années 50" puis reprend le coté techno de Gun en y ajoutant les sons jazzy de Sister Apocalypse. J'adore les "Tonight I'm gonna catch ya !" que le chanteur balance tout au long du morceau. Voodoo Virus est la troisième perle de l'album. Le titre y est scandé plusieurs fois par une foule en transe, ce qui rajoute au coté "secte zombie" du groupe, que j'über-kiffe. Le passage à la gratte de 0'48 à 1'10 est suffisamment puissant et rapide pour me faire tripper, suivi de la foule en transe qui hurle "Voodoo Virus" et du chanteur qui continue son discours. ("Zombie zombie, wrapped in a shroud ; Zombie locked inside ; Everybody lies, everybody dies !"), ça doit être dantesque en concert. Doctor Doom reprend la musique de l'intro, agrémentée d'une voix synthétique qu'on croirait en train d'agoniser, ce qui représente pour moi, humble névropathe, un morceau extrêmement sympatoche.
Top 5 du disque :
- Worms
- Voodoo Virus
- DeadWhite Skin
- Doctor Doom
- Sister Apocalypse
Voila. Et si vous n'aimez pas, prout. (oui Paillou, je te prout, tout à fait, et ne prend pas cet air outré je te prie)

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