mercredi 30 mai 2007
T'entends pute négro ??!
T'connais pas le Roi Heenok ? C'est un concept. L'Anthéchrist québécois du rap français. Le gangsta qui veut faire du rap en trois dimensions t'entends ? Celui qui escalade les montagnes de cocaïne avec son Hummer.
"Mon médaillon, touche à mon pénis, pour ceux-là qui veulent"/6
mardi 29 mai 2007
Le cinéma de Papy Castor #1
C'est l'été, c'est les vacances, on a envie de se détendre, et on de créer une rubrique récurrente. J'annonce donc la création de la "partie" Le cinéma de Papy Castor. Une rubrique où je parlerai bien, à peu près sérieusement (parce que pour Children of Men et Donnie Darko c'était fun, mais pas spécialement chouette) de films que j'ai vu et dont j'ai envie de parler (je vais pas m'amuser à écrire sur tous les films qui sortent au ciné, sinon on a pas fini). Cette rubrique ne sert évidemment qu'à me faire mousser, me sentir important, bre à me la péter comme pas possible.
On commence avec :

Silent Hill, donc.
Attendu par une horde de fans de la série (dont moi), annoncé à partir de 2003, tourné en 2005, sorti en 2006, Silent Hill avait fort à faire pour contenter les fans du jeu. Mais le projet étant confié à Christophe Gans, réal' à forte tendance fanboy et geek (il était le boss de Starfix et Impact, deux des plus gros magazines de cinéma de genre des années 80-90), l'espoir naissait sur le net. Et chez moi aussi, parce que bon quand même y'a pire que Gans. Son gros problème, c'est qu'il est capable de faire des trucs géniaux, la plupart du temps en mise en scène (Dacascos dans la grotte), comme des trucs ridicules, la plupart du temps au niveau du scénario ou des dialogues ("Monsieur, vous vous moquez !" -> LOL). M'enfin il est fan du jeu, donc ça rassure un peu.
Et ça se voit qu'il est fan du jeu. Le film est extrêmement fidèle au jeu, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c'est qu'il n'a pas fait de la série un actioner bourrin où on latterait du dobermann à coups de Rangers sur du neo-metal hadeubal. L'esprit du jeu, à savoir le trip solitaire et mélancolique dans un environnement désert totalement glauque et dégueulasse, est plutôt bien respecté. Tout est là, Pyramide Head (enfin non, mais brèfle, j'y reviendrai), la solitude (enfin non, mais brèfle j'y reviendrai²), la sirène, le passage dans les ténèbres, la violence viscérale, les murs décrépis et même les Grey Children ! De plus, Gans a été malin et n'a pas fait que transposer bêtement le premier épisode sur pellicule. Il a simplement récupéré la carcasse scénaristique du jeu et a non seulement repiqué quelques concepts des autres épisodes (Pyramide Head), mais a modifié quelques éléments comme par exemple avoir fait du héros, une héroïne. Astuce qui permet au film de se démarquer de la série, sans pour autant la renier.
Si reprendre l'univers de la série était quand même le minimum syndical, Gans va trop loin en se bornant à reprendre une partie des codes narratifs propres aux jeux vidéo. C'est de cette façon que l'on se tape une séquence explicative de 5 ou 6 minutes, où Gans nous explique bien TOUT ce qui s'est passé dans la ville. Si pour un jeu vidéo, potentiellement plus "long" qu'un film, ça passe largement (ces scènes étant de plus, des récompenses, permettant au joueur de souffler un peu), dans un film de 2h et quelques, c'est beaucoup plus redondant. De plus, le côté "viens je te prends par la main petit spectateur et je t'explique tout", c'est extrêmement lourd. Le reste des codes narratifs et esthétiques vidéoludiques sont moins patauds, mieux intégrés, que ce soit Rose qui court dans la rue, Rose qui cherche des indices, Rose qui mémorise un plan, Rose qui trouve une clé. MAIS cela fait d'elle un simple avatar. On n'a aucun véritable attachement pour elle, et donc les scènes dramatiques, en dehors du début et de la fin, ça nous passe au dessus de la tête.
Sans compter que Gans plombe complétement le film en casant (enfin ce sont surtout les prod' qui l'ont voulu) une sous-intrigue avec le mari de Rose qui ne sert strictement à RIEN. Mais vraiment à RIEN. Alors non seulement ce qu'on y apprend, on le sait déjà en réfléchissant un peu, mais alors thématiquement ça n'amène rien (déjà que le film n'est pas spécialement bien loti à ce niveau-là) :
Salut, c'est Sean Bean. Dites je cherche ma femme là. On est à la 24è minute du film et elle est toujours pas revenue. Alors voila je m'inquiète un peu quoi.
Allô chérie ? Ouais c'est ton mari Sean Bean. Ouais. Oui oui "tut tut" aussi oui. Bon écoute je serais en retard pour le dîner, je dois aller te sauver la vie là. Allez bisoux partout.
- Bon écoutez Monsieur Sean Bean, ça fait 10 minutes qu'on cherche là, elle est pas là votre femme. Le mieux c'est que vous nous laissiez faire. Rentrez chez vous. - Euuh ok.
Allô chérie ? Tu vas pas le croire. Notre fille a été adoptée ! Et elle a une soeur jumelle ! ... ... Pourquoi tu me réponds jamais ? Tu me fais la gueule ?
- Bon écoutez, je vous ai dit de rentrer chez vous. Alors soit vous le faites, soit je vous fous en taule. - Ok je me casse.
Ahhhh foi de Sean Bean, j'ai bien mérité un bon repos !
Et le pire, c'est que j'ai à peine forcé le trait, entre Sean Bean qui téléphone dans le vide, Sean Bean qui découvre des trucs ahurissants, Sean Bean qui fait trois trucs pour rien et retourne chez lui... Mais le plus gros problème avec cette sous-intrigue minable, c'est qu'elle flingue totalement l'immersion dans le récit, puisqu'elle intervient souvent en plein milieu d'une autre scène où Rose est en train de craquer, ou d'essayer de survivre. Et s'il n'y a pas d'immersion, y'a pas de flippe ! Et ouais coco ! En réalité, ce qui est chiant avec ce film, c'est qu'il alterne entre scènes géniales (celle sur les marches de l'église bordel !), scènes chiantes (Sean Beeeeaaaaaan), et dialogues explicatifs assez lourds, directement tirés de la structure du jeu (les fameuses cinématiques), ce qui donne un rythme bancal au film, et le fait passer pour un chouette film à vignettes ("oh oui la scène avec Pyramide Head !" "ahhh ouais ! la scène où Alessa bute tout le monde !").
J'ai parlé de la grande fidélité esthétique à l'univers de Silent Hill. En découlent donc des décors hallucinants, une bande son géniallissime (hého Akira Yamaoka quand même), la photo bien comme il faut. La ville respire la pourriture, les plans gores ne sont pas simplement funs, mais participent vraiment à la cohésion graphique de la franchise, les organes internes sont dévoilés, les victimes de Pyramide Head écorchées vives, la violence est viscérale, et non pas fun. Bref esthétiquement, rien à dire le film pète. Mais bien hein. Du genre tu regardes le film et tu fais "woooah". Et puis la sous-intrigue avec Sean Bean reprend. Non vraiment, niveau esthétisme et mise en scène pas grand chose à redire hein, y'a des plans géniaux comme :


Si la patte esthétique et l'univers de Silent Hill sont respectés, les thématiques, elles, sont soit totalement mises au second plan, soit surlignées à mort ("Mother is god to the eyes of a child", oui bah merci on a vu), soit totalement nawak et ridicules par rapport à la façon dont le jeu les mettait en scène ("ouhhh les vilains obscurantistes !"). Et je ne parle même pas des thématiques propres à la saga passées à la trappe (culpabilité ? rapport à Dieu ?). On savait que Gans, de par ses nombreuses interviews, n'avait pas pour ambition de faire passer un message fort ou engagé, m'enfin bon Silent Hill c'est un peu un des jeux les plus intelligents au monde, c'est dommage de faire un film aussi peu riche thêmatiquement, alors qu'il y avait vraiment de quoi s'inspirer avec les jeux. Sans compter le problème de consistance des personnages, si les jeux étaient avant tout des drames psychologiques, avec des personnages tourmentés dont l'escapade à Silent Hill va révéler leur psyché et leurs blessures intèrieures, dans le film y'a queud'. Ces fêlures les rendaient profondément réels, paradoxalement beaucoup plus humains que leurs incarnations cinématographiques. Ajoutez à ça le fait que finalement le voyage de Rose reste finalement assez "premier degré", elle est à Silent Hill pour sa fille, elle va la sauver, et revient. Là où le héros de Silent Hill 2 apprenait à vaincre sa culpabilité et le décès de sa femme, Rose est très lisse et finalement assez commune.
Et au fait, ça fait peur Silent Hill ? Ah bah oui un peu. Que ce soit la scène avec les Grey Children ou les deux arrivées de Pyramide Head (bon dieu qu'il a été sous-exploité celui-là, mais ça c'est un pur avis de fan), y'a quelques moments de flippe oui. On pourrait aussi parler des infirmières, sous-exploitées aussi, des effets spéciaux quand même géniaux, du Janitor bien foutu, des acteurs qui sont dans l'ensemble bons (sauf Sean Bean, mais c'est personnel), de la scène gore finale sympatoche et pas si HS que ça, de la scène sur les marches de l'église qui est DANTESQUE (vraiment). Et comme ça jusqu'à 10h du mat', au mépris de ma santé.
Silent Hill, en dépit de sa mise en scène ultra-bandante, déçoit en se flinguant les pattes avec une sous-intrigue hadeubal et des codes narratifs videoludiques pas toujours super bien intégrés au récit. Un beau film creux quoi. Vraiment dommage.
3/6
On commence avec :

Silent Hill, donc.
Attendu par une horde de fans de la série (dont moi), annoncé à partir de 2003, tourné en 2005, sorti en 2006, Silent Hill avait fort à faire pour contenter les fans du jeu. Mais le projet étant confié à Christophe Gans, réal' à forte tendance fanboy et geek (il était le boss de Starfix et Impact, deux des plus gros magazines de cinéma de genre des années 80-90), l'espoir naissait sur le net. Et chez moi aussi, parce que bon quand même y'a pire que Gans. Son gros problème, c'est qu'il est capable de faire des trucs géniaux, la plupart du temps en mise en scène (Dacascos dans la grotte), comme des trucs ridicules, la plupart du temps au niveau du scénario ou des dialogues ("Monsieur, vous vous moquez !" -> LOL). M'enfin il est fan du jeu, donc ça rassure un peu.
Et ça se voit qu'il est fan du jeu. Le film est extrêmement fidèle au jeu, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c'est qu'il n'a pas fait de la série un actioner bourrin où on latterait du dobermann à coups de Rangers sur du neo-metal hadeubal. L'esprit du jeu, à savoir le trip solitaire et mélancolique dans un environnement désert totalement glauque et dégueulasse, est plutôt bien respecté. Tout est là, Pyramide Head (enfin non, mais brèfle, j'y reviendrai), la solitude (enfin non, mais brèfle j'y reviendrai²), la sirène, le passage dans les ténèbres, la violence viscérale, les murs décrépis et même les Grey Children ! De plus, Gans a été malin et n'a pas fait que transposer bêtement le premier épisode sur pellicule. Il a simplement récupéré la carcasse scénaristique du jeu et a non seulement repiqué quelques concepts des autres épisodes (Pyramide Head), mais a modifié quelques éléments comme par exemple avoir fait du héros, une héroïne. Astuce qui permet au film de se démarquer de la série, sans pour autant la renier.
Si reprendre l'univers de la série était quand même le minimum syndical, Gans va trop loin en se bornant à reprendre une partie des codes narratifs propres aux jeux vidéo. C'est de cette façon que l'on se tape une séquence explicative de 5 ou 6 minutes, où Gans nous explique bien TOUT ce qui s'est passé dans la ville. Si pour un jeu vidéo, potentiellement plus "long" qu'un film, ça passe largement (ces scènes étant de plus, des récompenses, permettant au joueur de souffler un peu), dans un film de 2h et quelques, c'est beaucoup plus redondant. De plus, le côté "viens je te prends par la main petit spectateur et je t'explique tout", c'est extrêmement lourd. Le reste des codes narratifs et esthétiques vidéoludiques sont moins patauds, mieux intégrés, que ce soit Rose qui court dans la rue, Rose qui cherche des indices, Rose qui mémorise un plan, Rose qui trouve une clé. MAIS cela fait d'elle un simple avatar. On n'a aucun véritable attachement pour elle, et donc les scènes dramatiques, en dehors du début et de la fin, ça nous passe au dessus de la tête.
Sans compter que Gans plombe complétement le film en casant (enfin ce sont surtout les prod' qui l'ont voulu) une sous-intrigue avec le mari de Rose qui ne sert strictement à RIEN. Mais vraiment à RIEN. Alors non seulement ce qu'on y apprend, on le sait déjà en réfléchissant un peu, mais alors thématiquement ça n'amène rien (déjà que le film n'est pas spécialement bien loti à ce niveau-là) :
- Bon écoutez Monsieur Sean Bean, ça fait 10 minutes qu'on cherche là, elle est pas là votre femme. Le mieux c'est que vous nous laissiez faire. Rentrez chez vous. - Euuh ok.Et le pire, c'est que j'ai à peine forcé le trait, entre Sean Bean qui téléphone dans le vide, Sean Bean qui découvre des trucs ahurissants, Sean Bean qui fait trois trucs pour rien et retourne chez lui... Mais le plus gros problème avec cette sous-intrigue minable, c'est qu'elle flingue totalement l'immersion dans le récit, puisqu'elle intervient souvent en plein milieu d'une autre scène où Rose est en train de craquer, ou d'essayer de survivre. Et s'il n'y a pas d'immersion, y'a pas de flippe ! Et ouais coco ! En réalité, ce qui est chiant avec ce film, c'est qu'il alterne entre scènes géniales (celle sur les marches de l'église bordel !), scènes chiantes (Sean Beeeeaaaaaan), et dialogues explicatifs assez lourds, directement tirés de la structure du jeu (les fameuses cinématiques), ce qui donne un rythme bancal au film, et le fait passer pour un chouette film à vignettes ("oh oui la scène avec Pyramide Head !" "ahhh ouais ! la scène où Alessa bute tout le monde !").
J'ai parlé de la grande fidélité esthétique à l'univers de Silent Hill. En découlent donc des décors hallucinants, une bande son géniallissime (hého Akira Yamaoka quand même), la photo bien comme il faut. La ville respire la pourriture, les plans gores ne sont pas simplement funs, mais participent vraiment à la cohésion graphique de la franchise, les organes internes sont dévoilés, les victimes de Pyramide Head écorchées vives, la violence est viscérale, et non pas fun. Bref esthétiquement, rien à dire le film pète. Mais bien hein. Du genre tu regardes le film et tu fais "woooah". Et puis la sous-intrigue avec Sean Bean reprend. Non vraiment, niveau esthétisme et mise en scène pas grand chose à redire hein, y'a des plans géniaux comme :
Et au fait, ça fait peur Silent Hill ? Ah bah oui un peu. Que ce soit la scène avec les Grey Children ou les deux arrivées de Pyramide Head (bon dieu qu'il a été sous-exploité celui-là, mais ça c'est un pur avis de fan), y'a quelques moments de flippe oui. On pourrait aussi parler des infirmières, sous-exploitées aussi, des effets spéciaux quand même géniaux, du Janitor bien foutu, des acteurs qui sont dans l'ensemble bons (sauf Sean Bean, mais c'est personnel), de la scène gore finale sympatoche et pas si HS que ça, de la scène sur les marches de l'église qui est DANTESQUE (vraiment). Et comme ça jusqu'à 10h du mat', au mépris de ma santé.
Silent Hill, en dépit de sa mise en scène ultra-bandante, déçoit en se flinguant les pattes avec une sous-intrigue hadeubal et des codes narratifs videoludiques pas toujours super bien intégrés au récit. Un beau film creux quoi. Vraiment dommage.
3/6
lundi 21 mai 2007
La magie du cinéma quoi.
Et ouais mec, tu les as dans l'os tes invitations pour Grind House au Festival de Cannes. Faut venir bien habillé, tu vois, histoire de respecter le cinéma tu vois, le cinéma, pour apprécier faut être habillé classe, tu vois. C'est pas fait pour les jeunes ados cinéphages aux cheveux longs mal habillés tu vois. C'est fait pour les cinéphiles bien habillés. Normal.
Bah ouais, c'est super logique, un film sur un tueur qui s'amuse à écraser des bimbos dans le désert américain, une pure série B, un pur film d'exploitation (et vendu comme tel), ça se regarde en costard, avec la bouche en cul de poule, les lunettes à monture carrée, la cravate pas trop stricte et un peu casual, les cheveux qui vont bien et la cigarette qui va bien. Normal. C'est Cannes, mec, le cinéma, le plaisir, la distraction, le loisir. Tout ça bien habillé. C'est mieux. Histoire de mieux apprécier entre bobos quoi. Comme ça on pourra tous se masturber en disant "oui Tarantino bouscule les règles du genre", on pourra voir Lynch de loin le soir et hop, on emballe les bobos femelles la nuit en boîte. Normal. Après tout, Tarantino c'est hype maintenant, mec. C'est Telerama et Libé qui l'ont dit.
(Mais sinon, ils aiment le cinéma, eux ? Ca leur arrive de regarder des films seuls chez eux, et de réfléchir par eux-mêmes ?)
(Putain mais vivement l'ESRA quoi)
Bah ouais, c'est super logique, un film sur un tueur qui s'amuse à écraser des bimbos dans le désert américain, une pure série B, un pur film d'exploitation (et vendu comme tel), ça se regarde en costard, avec la bouche en cul de poule, les lunettes à monture carrée, la cravate pas trop stricte et un peu casual, les cheveux qui vont bien et la cigarette qui va bien. Normal. C'est Cannes, mec, le cinéma, le plaisir, la distraction, le loisir. Tout ça bien habillé. C'est mieux. Histoire de mieux apprécier entre bobos quoi. Comme ça on pourra tous se masturber en disant "oui Tarantino bouscule les règles du genre", on pourra voir Lynch de loin le soir et hop, on emballe les bobos femelles la nuit en boîte. Normal. Après tout, Tarantino c'est hype maintenant, mec. C'est Telerama et Libé qui l'ont dit.
(Mais sinon, ils aiment le cinéma, eux ? Ca leur arrive de regarder des films seuls chez eux, et de réfléchir par eux-mêmes ?)
(Putain mais vivement l'ESRA quoi)
dimanche 20 mai 2007
Putain tu m'étonnes
Bon, bah voilà, si vous trainez un peu sur les forums remplis de geek, vous savez déjà que Blizzard va la faire son deuxième épisode. L'annonce est tombée ce matin, et depuis, c'est moiteur génitale et changement de slip chez les geeks, les sud-coréens et les fans du jeu. Disons qu'on l'attendait un peu depuis 9 piges le deuxième épisode, donc vous comprendrez mieux, vous autres normaux, la jouissance et l'excitation qui secoue la communauté geekienne toute entière (sans compter que le premier épisode est un peu le meilleur jeu de stratégie au monde).
Vite fait, le premier épisode se passait dans le futur et nous narrait les guerres entre Terrans (nous quoi), Zergs (les aliens de base, vraies saloperies, design proche des Aliens de Giger), et les Protoss (limite invincibles, plus proches des Predator, tiens tiens). La force du jeu, et ce qui en a fait un modèle en multi, tient dans le fait que ces trois races ont chacune une façon de jouer (et de gagner) différente. Si les Terrans peuvent compter sur leurs énormes machines de guerre et leurs défenses, les Zerg ont l'avantage du nombre et sont la race préférée des "gros batards de leur race" avec rushes (= "viens on prend toutes les unités qu'on a et on les fout sur la gueule du voisin, qui de toute façon en aura forcément moins, dès les 5 premières minutes") et raids à 50 unités fingers in the nose, et les Protoss sont juste imbattables à nombre égal (merci le bouclier personnel qui leur double leurs points de vie). Tout ça, ça fait des matches super équilibrés, sans compter sur les campagnes solo géniales et le vrai background qui pousse à faire mission sur mission.
Bref, là, je suis excitation et dès que je peux, je me reclaque le premier épisode.
(mais je sais que tout le monde s'en fout hein, de la confiture pour les cochons cet article !)
mercredi 16 mai 2007
lundi 14 mai 2007
En passant :
Ca s'appelle Maximum The Hormone. C'est japonais, et ça bute.
Sinon, moi ça va, merci de demander.
samedi 12 mai 2007
Article subliminal

Ayé, finis les partiels. Ce fut épique, comme d'habitude, m'enfin sachant que je quitte le cursus ACL, je m'en fous un peu. Je vais donc glander pendant 1 mois et demi environ, avant de bosser deux mois, et peut etre partir en Irlande (ou en Islande, tiens). Donc chouette. Les partiels étaient plutôt faciles dans l'ensemble, mais comme je n'avais pas révisé et que j'ai sabordé moi-même toutes mes chances en écrivant sur les copies "je ne parlerai qu'en présence de mon avocat" ou "je sais mais je ne dirai rien", c'était pas vraiment important. Quitte à foirer quelque chose, autant le foirer à 100%, c'est ma philosophie.
Et sinon ça va. C'est les vacances quoi tavu. Jme suis même mis en short tavu. Bientôt la voiture. Bientôt le nouvel album de Punish Yourself. Bientôt le concours de l'ESRA (haha génial, j'vais leur apprendre que Burton a réalisé Batman). Bientôt Aurélie et Rachel à Nice, ça promet de bonnes petites soirées (enfin plus grâce à Rachel et son aptitude à la sociabilité + 5 quand même). Bientot mon premier film ! (nan j'déconne, quoique).
Donc, depuis jeudi je me laisse tranquillement végéter sur ma chaise. Je continue mes heures de conduite (et je commence presque à être bon et à kiffer mes moniteurs, incroyable), je mate pour la 14ème fois Phantom of the Paradise (au fait y'a eu d'énormes changements dans mes films préférés, faut aller voir dans les liens), je joue tranquillement à GW et je booste un peu mon nécro, je lis Le Dahlia Noir et j'écoute en boucle le dernier NIN qui est une énorme tuerie. Vraiment. Pris morceau par morceau, c'est déjà génial, avec des pures défonces de sons (My Violent Heart, bordel !), des morceaux complétement mélancoliques (Another Version of the Truth et son piano désertique), des pistes complétement déstructurées (The Great Destroyer), des bons ptits morceaux bien catchy à la The Hand that Feeds (Beginning of the End)... Mais alors pris dans son intégralité, l'album est ce qui s'est fait de mieux dans l'histoire de la musique depuis super longtemps. Il est déjà très cohérent et crée un univers génial à la 1984 ou à la "Children of Men" (ça c'était pour que Paillou veuille bien continuer à lire), où le gouvernement a crée une nouvelle Histoire, un nouvel espace-temps, l'an Zero. L'album dépeint donc cet environnement totalitaire et suit l'histoire d'un groupe de résitants qui parviendra enfin à prendre le pouvoir. Mais, le must, le truc trop chouette, le trip de ouf malade, c'est que le CD recèle quelques indices, et ces indices mènent à certains sites internet permettant de découvrir encore plus de trucs sur l'univers de Year Zero, en rajoutant encore plus au trip paranoïaque. Les NIN ont même donné un concert privé, qui s'est soldé par leur arrestation par la police du gouvernement cité dans Year Zero o_o. Niveau parano, on a pas fait mieux depuis longtemps, et l'album rejoint directement mon top 10 des meilleurs disques de tous les temps. Carrément. Ouais. AMHA. +1 lol. Hop le single :
Ah, au fait, Sarkozy est donc passé. Supaire. ça me fait chier, mais j'ai pas vraiment envie de passer pour un djeunz totalement révolté genre "mé put1 mé fuck sarkozy koi fo pa qu'il soi présiden !" en oubliant qu'il a été élu, et démocratiquement en plus. Je voudrais bien voir ce qui se serait passé si Ségo avait été élue. Je suis quasiment sûr que ces mêmes djeunz totalement ouf et grave citoyens depuis le 21 avril 2002 auraient hurlé au scandale si les djeunz UMP avaient manifesté. M'enfin bref. Vu que je me suis un peu engueulé (gentillement hein, je suis quand même civilisé) sur un autre blog, je le redis encore une fois : OUI JE SUIS CONTRE SARKOZY. Mais faut juste faire la part des choses, Sarko a été élu, point. Ca sert à queud' d'aller le faire chier maintenant, alors qu'il est toujours pas officiellement président, attendez qu'il fasse vraiment une loi à la con (ce qu'il va pas tarder à faire, j'en suis persuadé). Donc, oui ça m'emmerde que Sarko soit président, surtout qu'on a encore des chances de se retaper Ségo en 2012 (pitié), et donc qu'on en aura pour 10 ans de Petit Nicolas. Voila.
On hands and knees, we crawl. You can not stop us all. Our bones, our skin, we will not let you in. NIN-My Violent Heart
mercredi 9 mai 2007
L'esprit Forum Libre
[01:14] Zaius> je veux aller dans l espace dans un vaisseau super avec des playmates comme équipage
[01:14] william shat> oui ça doit être sympa
[01:14] william shat> c'est un but sympa dans la vie
[01:14] william shat> "et vous voulez faire quoi ?"
[01:14] william shat> "ben aller dans l'espace avec des playmates"
[01:14] william shat> "ha"
[01:15] william shat> "mais dans un vaisseau super, attention !"
[01:15] Zaius> enfin, c estr ce que je voudrais hein, je veux embeter personne non plus
[01:16] john mclane> envoie nous des cartes postales quand même
[01:16] john mclane> c'est toujours une gentille attention
[01:17] Zaius> pour l instant je choisis les filles :)
[01:17] Zaius> après je vais essayer de construire le vaisseau
[01:17] john mclane> on pourra dire, tiens mon copain qui est dans l'espace avec des playmates m'a écrit
[01:17] john mclane> il a beau temps
[01:18] Zaius> il fait soleil là haut
[01:18] john mclane> il fait toujours soleil dans l'espace
[01:19] Zaius> c est juste, et je trouve que ça laisse songeur
[01:19] john mclane> c'est parce que l'espace ne tourne pas autour du soleil
[01:20] john mclane> alors forcément voila c'est logique hein
[01:20] Zaius> ettu crois que je vais gober ça ?
[01:20] john mclane> dans l'espace personne ne vous entend bronzer
[01:21] Zaius> c est bon ça coco
[01:21] Zaius> tu me fais un dossier de presse pour demain 9 heures
[01:21] john mclane> on pourrait en faire un film!
[01:21] Zaius> on lance la production vendredi
[01:21] Zaius> et je veux le trailer en juin
[01:21] john mclane> genre une équipe d'astronautes qui essaie d'approcher le soleil
[01:21] Zaius> oui!
[01:21] Zaius> c est bon ça coco, tu moulines!
[01:21] john mclane> genre pour lancer une bombe dessus
[01:21] john mclane> genre pour sauver la planète
[01:22] john mclane> (je suis chaud là)
[01:22] Zaius> pas mal, mais ça manque de suspense
[01:22] Zaius> mets donc un traitre, un gauchiste de droite
[01:22] john mclane> qui serait ninja
[01:23] Zaius> vendu
[01:23] Zaius> j aime tes scripts
[01:23] john mclane> on l'appellerait "sunshininja"
[01:23] Zaius> tu as fait du bon boulot avec "Swedish ninja in Ikea 2"
[01:23] Zaius> sunshininja c est parfait
[01:23] john mclane> super, je commence à écrire la suite
[01:24] john mclane> avec le frère du ninja qui revient polluer la planète sur une 103Xp
[01:24] john mclane> débridée (pas comme lui)
[01:25] Zaius> garde des idées pour la prééquelle
[01:26] Zaius> les origines du ninja
[01:26] Zaius> Ninja begins
[01:14] william shat> oui ça doit être sympa
[01:14] william shat> c'est un but sympa dans la vie
[01:14] william shat> "et vous voulez faire quoi ?"
[01:14] william shat> "ben aller dans l'espace avec des playmates"
[01:14] william shat> "ha"
[01:15] william shat> "mais dans un vaisseau super, attention !"
[01:15] Zaius> enfin, c estr ce que je voudrais hein, je veux embeter personne non plus
[01:16] john mclane> envoie nous des cartes postales quand même
[01:16] john mclane> c'est toujours une gentille attention
[01:17] Zaius> pour l instant je choisis les filles :)
[01:17] Zaius> après je vais essayer de construire le vaisseau
[01:17] john mclane> on pourra dire, tiens mon copain qui est dans l'espace avec des playmates m'a écrit
[01:17] john mclane> il a beau temps
[01:18] Zaius> il fait soleil là haut
[01:18] john mclane> il fait toujours soleil dans l'espace
[01:19] Zaius> c est juste, et je trouve que ça laisse songeur
[01:19] john mclane> c'est parce que l'espace ne tourne pas autour du soleil
[01:20] john mclane> alors forcément voila c'est logique hein
[01:20] Zaius> ettu crois que je vais gober ça ?
[01:20] john mclane> dans l'espace personne ne vous entend bronzer
[01:21] Zaius> c est bon ça coco
[01:21] Zaius> tu me fais un dossier de presse pour demain 9 heures
[01:21] john mclane> on pourrait en faire un film!
[01:21] Zaius> on lance la production vendredi
[01:21] Zaius> et je veux le trailer en juin
[01:21] john mclane> genre une équipe d'astronautes qui essaie d'approcher le soleil
[01:21] Zaius> oui!
[01:21] Zaius> c est bon ça coco, tu moulines!
[01:21] john mclane> genre pour lancer une bombe dessus
[01:21] john mclane> genre pour sauver la planète
[01:22] john mclane> (je suis chaud là)
[01:22] Zaius> pas mal, mais ça manque de suspense
[01:22] Zaius> mets donc un traitre, un gauchiste de droite
[01:22] john mclane> qui serait ninja
[01:23] Zaius> vendu
[01:23] Zaius> j aime tes scripts
[01:23] john mclane> on l'appellerait "sunshininja"
[01:23] Zaius> tu as fait du bon boulot avec "Swedish ninja in Ikea 2"
[01:23] Zaius> sunshininja c est parfait
[01:23] john mclane> super, je commence à écrire la suite
[01:24] john mclane> avec le frère du ninja qui revient polluer la planète sur une 103Xp
[01:24] john mclane> débridée (pas comme lui)
[01:25] Zaius> garde des idées pour la prééquelle
[01:26] Zaius> les origines du ninja
[01:26] Zaius> Ninja begins
dimanche 6 mai 2007
mardi 1 mai 2007
Alfonso Cuaron est un dieu
Pourquoi Children of Men est un des meilleurs films de ce début de siècle (voire de tous les temps) :
- Parce que Clive Owen
- Parce que Michael Caine joue un hippie et fait du air guitar :D
- Parce que Alfonso Cuaron (mais ça je l'avais déjà dit) est un dieu, et qu'il a réalisé le SEUL bon Harry Potter (le 4 était presque potable)
- Parce qu'il y a des plans-séquences de MALADE, dont un qui dure bien DIX MINUTES, je sais pas si vous saisissez bien le talent, la motivation et les cojones qu'il faut avoir pour faire un plan séquence de DIX MINUTES avec des tanks, des dizaines de figurants, des changements de décors et tout.
- Parce que Juliane Moore (enfin bon, bref)
- Parce que pitch génial (plus de naissances depuis 18 ans, une immigrée clandestine est la seule femme enceinte dans une Grande Bretagne totalement xénophobe et sécuritaire)
- Parce que pitch super bien exploité, en plus.
- Parce que sous-message politique, je vous fais pas un dessin, le salut de l'humanité provient d'une immigrée clandestine, considérée par la société comme un déchet (voire comme un animal)
- Parce que la scène en voiture est géniale
- Parce que la voiture est une Fiat Multipla
- Parce que le camp de réfugié est super bien foutu et filmé et cadré et tournicoté et brocolisé
Voila. Quoi ? Les partiels ? Hahahaha...Haha...Haaaa... Si ça ne tenait qu'à moi je n'irais même pas et je resterai à végéter sur ma chaise en matant Heroes et Doctor Who. Et le dossier d'écriture je suis même pas sûr de le faire. Menfin bref je dois y aller, tout ça pour avoir une chambre à Nice. Supaire hein ? (au cas où j'irai pioncer chez Aurélie ou Paillou)
ESRA le 27 juin, travail pour la mairie de St Raphael en juillet, colle des PV en aout pour celle de Fréjus, septembre en Irlande. L'été va être rock'n'roll (ou pas). Prout.
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