samedi 5 décembre 2009

First Breath After Coma

  • Analyse d'Eyes Wide Shut cet après-midi en cours, avec extrapolation sur l'oeuvre de Kubrick. J'ai retrouvé mes bonnes vieilles habitudes de branleur doué : après une heure à contempler ma feuille et le reste de la classe, j'ai claqué cinq pages en soixante-dix minutes. Et j'aime bien ce bon vieux Stanley finalement. Il avait tout compris.
  • Grosse boulimie de bouquins ces temps-ci. Je me reconnais particulièrement dans les personnages fantômatiques et nihilistes de Ellis et Murakami. Je sais que ça devrait m'inquiéter, mais ça me soulage, en fait. Etre vide, c'est plus simple ; Clay a tout compris.
  • J'écoute beaucoup ces temps-ci un groupe totalement ouf taré : Blessed By a Broken Heart. Totalement ancré dans le trip 80's-hard-rock-FM-Tortues-Ninja-peroxyde, ça pétarade à fond les moustaches. Du coup je m'en veux de pas avoir été ado dans les annéees 80 aux USA.
  • Je viens de voir The Road de John Hillcoat, adapté du supaire bouquin de McCarthy (que je vais m'empresser de lire). C'était très bien, merci, mais durant tout le film j'ai eu une espèce de bouffée de nostalgie, sans trop savoir pourquoi. Je me suis mis à penser à ma relation avec mon père (normal vu le sujet du film), mais aussi à deux trois autres trucs "d'avant". Mais sans trop savoir pourquoi. Jusqu'à ce que le générique débarque. "Music by Nick Cave & Warren Ellis". Boum, j'avais seize ans quand j'écoutais ce bon vieux déconneur de Nick (après une vision fiévreuse des Ailes du Désir). Ca paraît super loin tout ça. Quand je lisais Tubulamarok en écoutant Danny Elfman ou Archive. C'était bien quand j'avais seize ans. Même si ça me fait hurler de rire de relire ce que j'écrivais, faut reconnaître que j'avais un truc, une envie, que j'ai perdu(e) depuis.
  • Bientôt la fin de l'année. 2009 aura presque eu ma peau, entre la transformation d'une fille que j'adorais en véritable connasse, deux trois potes qui m'ont fait faux bond ou qui ont disparu de la circulation, un paternel qui va pas forcément bien, des échecs à l'ESRA, de bons potes qui vont mal. Le tout étant bien évidemment lié, sinon c'est pas marrant. Mais bon, à côté de ça j'ai perdu 33kg en six mois, ce qui m'a permis de faire reprendre les affaires cet été. Mais niquer comme ça, à blanc, c'est pas super drôle. Et Twilight a encore beaucoup trop d'adeptes chez les jeunes filles. Et trop peu de filles acceptables à l'ESRA. Et PAO est BO. Donc merci 2008, mais je préfère 2010.



Nick <3

mercredi 1 avril 2009

Je l'aime.

Et puis, huit heures plus tard, j'en ai plus rien à foutre.
Et puis, huit heures plus tard, je la hais.
Et puis, évidemment, huit heures plus tard, je finis par l'aimer à nouveau, sans trop savoir pourquoi.


C'est crevant.


("Il dit que je l'ai brisé, c'est vrai ?" Putain, et pas qu'un peu)

lundi 16 mars 2009

Ca va pas super ces temps-ci. Meringue m'a finalement largué, genre deux jours avant mes vingt ans, y'a environ 3 semaines, donc. On s'est quitté un peu soudainement, avec trois larmes. Ca faisait quasiment 4 ans qu'on était ensemble.
Bon, évidemment sur le coup je l'ai mal pris, surtout que j'avais passé une journée de montage de merde pour ensuite le lendemain se faire détruire par le prof de mise en scène. Dans les semaines qui suivirent, dès que je faisais un truc, ou que je regardais certains films, ça me rappelait un souvenir précis de moi et elle. Mais au bout de deux semaines c'était à moitié digéré, et j'avais hâte de la revoir pour remettre les choses à plat. Sauf que j'ai appris à ce moment-là qu'elle sortait avec un de mes potes depuis quelques jours. Mauvaise limonade. Et puis en plus, évidemment, c'est celui qui m'a écouté me morfondre le plus, qui me disait que de toute façon "les filles c'est que des emmerdes". Evidemment c'est aussi celui qui me ressemble le plus. Evidemment c'est celui qu'elle "aimait bien". Quand elle m'a quitté, mon moral n'était affecté qu'aux moments où j'étais seul chez moi. Maintenant qu'elle sort avec lui, ça me pourrit le moral à l'ESRA également.
Et depuis ça me ronge. Les cours m'emmerdent, j'arrive plus à me passionner pour quoi que ce soit. Je suis totalement apathique, je ne mange presque plus, sans en être conscient. J'arrive plus à dormir, et quand je dors c'est pour faire des rêves d'elle et lui. Je passe des nuits blanches à les imaginer tous les deux, lui n'ayant qu'à récupérer mon rôle. Ce n'est plus moi qui fait découvrir à Meringue des films et des morceaux de musique, c'est lui. Ce n'est plus moi qui reste scotché pendant une demi-heure à la regarder dormir, c'est lui. Et le pire, c'est que je sais qu'ils sont heureux. Et tous les soirs je me repasse notre relation pour voir où ça a foiré. Malheureusement, ça n'a pas foiré à un point précis, c'est moi qui ai foiré sur la longueur.
Malgré tout, c'était assez simple pour moi les premiers jours de cette semaine : lui, c'était un fils de pute ; elle, une salope. Mais à force de refaire dans ma tête des quinzaines de fois notre relation, de relire nos anciens blogs, des anciens sms, des anciennes conversations, revoir de vieilles photos et vidéos, je retombe peu à peu amoureux d'elle, tandis que lui reste un bel enculé qui ne m'adresse plus la parole. J'ai envie de la récupérer et de tout recommencer, mais sans foirer quoi que ce soit, ce qui est totalement impossible (la récupérer, pas ne pas tout foirer). Tout comme il est impossible que je m'enlève cette idée de la tête.

(Fait chier)